Participants : Christophe Mertz, Lloyd Willemin, Carine Parrat, JB Bandelier
Le 10 août 20243, un très beau week-end a débuté à La Fouly, lieu de départ pour la petite cabane de l’A-Neuve. Sous un soleil de plomb, notre équipe gravit les 1150 m de montée vers la cabane sur un sentier bien escarpé. A l’arrivée, nous sommes accueillis par Martine, gardienne fort sympathique et pleine d’énergie qui nous explique précisément l’ordre à respecter dans « sa » cabane. Il faut dire qu’avec 20 places, le lieu est mignon mais chaque chose a sa place pour que tout fonctionne bien.

Aussitôt arrivés, nous nous préparons pour une petite sortie grimpe, histoire de meubler l’après-midi et surtout d’effectuer les derniers réglages techniques avant le grand départ du lendemain pour l’arête du Grand-Darrey, objectif du week-end. Nous nous lançons donc dans la longue voie d’escalade située à 10 minutes derrière la cabane. 3 à 4 longueurs plus tard, nous devons tirer 2 rappels pour rejoindre le pied de la voie car la soupe est prête et Martine déteste attendre. Soirée très conviviale et ambiance décontractée au menu mais pas que… aussi de bonnes choses pour remplir nos estomacs.

Petit déjeuner à 04h00 pour une partie des montagnards dont notre groupe. Carine a passé une mauvaise nuit et décide de faire l’impasse sur la sortie. Nous nous retrouvons donc à 3 pour gravir l’arête. Le rocher est compact avec de magnifiques fissures comme on en trouve uniquement dans le granit. Nous suivons l’arête, parfois verticale, parfois aérienne, toujours évidente.


Après quelques heures, le sommet est en vue mais caramba NON, il s’agit de l’antécime ! alors il faut remettre l’ouvrage sur le métier, redescendre en rappel et remonter de l’autre côté. Cette fois c’est la bonne : nous atteignons le sommet avec un peu de fatigue, beaucoup de satisfaction et un peu d’appréhension pour la descente.

Nombre d’accidents arrivent à la descente et il ne faut pas relâcher la concentration. Elle fait partie intégrante de la course et ce n’est qu’une fois arrivée à la cabane qu’on peut dire que la voie est réussie. Nous avons perdue pas mal de temps à chercher le cheminement dans le versant N-NE car le topo n’était pas très précis !
13h00, nous retrouvons Carine et Martine qui ont eu tout loisir de soigner la conversation. Christophe nous abandonne avec son parapente, juste en-dessous de la cabane. On le retrouvera plus bas à La Fouly, tout sourire, très content de son vol.

JB