Composition de l’équipe: Adrien (jurassien un peu trop au sud), Seb (encore plus au sud), Tamara (JurassienNE du bas), Jade (Fribourg c’est une enclave jurassienne?), Névé (mercenaire du CAS dont-on-ne-prononce-pas-le-nom), Rubens (dont la voiture connaît le trajet du Valais, gravé dans ses pneus), Loïc (le seul, vrai jurassien?), Christophe (ah, non, Soulce c’est aussi au Jura), Xavier (dans le Jura, mais la chaîne de montagnes).
Sur le banc: François, Maxence, Mout, Raphaël et Olivier
L’équipe d’expats la plus jurassienne du CAS s’est retrouvée à 8h00 au parking d’Arolla, enfin 7h45 pour Tamara qui roule à tombeau ouvert… quand il ne s’agit pas de sa portière. Les pistes d’Arolla se montent au pas de charge jusqu’au pas de Chèvre. Une corde Beal 30m 8.5 ultralight et ultrachère et ultra PDG-compatible (si vous la possédez, merci de contacter Névé)… cette corde est posée pour une illustre inconnue et une personne du groupe qui répète ses nœuds et demi-nœuds mais ne semblait pas sur la corde raide. Pendant ce temps, notre skieur éponyme au peintre flamand dessine dans une croûte clair quelques obscurs virages. Cabane à midi moins Dix, 12h30, on repart pour la Luette, avec un sac allégé à faire monter un-e PDGiste à 700 m/h. Tous au col, collés-serrés pour la photo, descente de choix, remontée au choix (pour arrondir à 2000 ou 2500)… mais l’appel de la noce, du Cana(p) et du vin blanc pouvant se muer en jus de pomme est trop fort pour la plupart.
Pas le temps pianoter sur Mario Kart ou de kartonner sur le piano, que nous payons notre nuit et notre hôte nous rend tous les centimes sortis de sa tirelire, de sa caisse noire et des pourboires des autres employés. Alourdis de 30 grammes nous partons dans 20 centimètres de poudreuse au matin. Le digne héritier de Traceator nous amène au pied de la montée, Traceàtort dessine à son tour sur cette toile vierge tel un fameux peintre néerlandais, Traceàraison (qui doit se fatiguer pour lundi) reprend le flambeau entre plaques à vent et nos skieurs à l’arrière. Devant, le foehn pas si fun nous incite à trouver un abri coupe-vent pour remplir nos ventres et couvrir nos évents. Le groupe sans cesse soudé se décide à avancer face à la Serpentine… la photo sommitale est proche. Petite descente pour dépeauter sous des rafales à moins de 20km/h (les mauvaises langues gelées sur les fixes diront que le chef de course a rendu son bâton monobrin pliable). Passage d’été avant la cabane (presque en excellentes conditions) avec un foehn pas si sage… mais tous nos jeunes poulains arrivent aux écuries des Vignettes après cette hippique course épique. Röstis sans faire de foin, et nous voilà repartis avec un regain d’énergie pour Arolla. Certains d’ailleurs, par un couloir dont la bienséance m’empêche d’écrire le nom ici… quelle chiotte! Un p’tit pit-stop pour enlever notre doudoune Longines et nous voilà déjà réunis pour un dernier verre béni par Saint-Christophe avant d’affronter les affres des bouchons vaudois.
Xavier



