Rendez-vous à Zinal, le temps est au beau fixe et JB, Olivier, Loïc, Mout et moi-même sommes prêts au départ.
L’interminable Plat de la Lé passe étonnamment vite quand les discussions vont bon train. Première pause pour contempler la fameuse grotte de glace, immortalisée sur Instagram par tous les randonneurs du coin et notre photographe belge qui nous quittera pour d’autres impératifs impérieux. La suite se poursuit en direction de la cabane des Grands Mountet. Le Grand Cornier, l’Obergalhorn et la Dent Blanche nous observent progresser, impassibles.
Arrivée au soleil sur la terrasse : moment ensoleillé pour ne pas travailler les nœuds et les mouflages… mais surtout étancher notre soif. Nuit sans encombre. Départ tardif pour arriver pile à l’éclaircie pour la majestueuse arête du Blanc de Moming.
Petite photo au sommet du Blanc de Moming, puis redescente sur le glacier éponyme, synonyme d’une neige prometteuse. Certains patrouilleurs bifurquent directement vers Arpitettaz (Olivier avait réservé des fameux röstis à Arpitettaz), tandis que d’autres prolongent le plaisir en descendant encore quelques mètres dans cette excellente neige.
Tout le monde se retrouve finalement à la cabane pour une bière bien méritée, gagnée à la sueur de notre front en déblayant la terrasse… pendant que d’autres se renseignent déjà sur les conditions peu avenantes du Bishorn.
Un parapentiste jurassien vient poser devant la cabane : un schluck, deux mots échangés, trois tentatives de décollage avortées… puis le voilà reparti vers Zinal, alors que sa sortie battait de l’aile.
Antoine, qui nous a rejoint, se ressert au moins huit fois de ce dahl de lentilles. Nous décidons alors de l’itinéraire du lendemain : dans tous les cas, il y aura 2000 mètres de D+, peu importe la course… n’est-ce pas Oli ?
Hésitant entre faire la sortie de trop ou celle de pas assez avant la PDG, nous optons finalement pour le pied de l’arête Young et une remontée sur le glacier de Moming. La perspective de devoir mettre les couteaux depuis Tracuit pour le Bishorn douche nos ambitions d’aller titiller les 4000.
Bref, la sortie fut magnifique. La neige promise de la veille sur le glacier commençait déjà à transformer, mais la descente restait agréable.
Un dernier combo sandwich-café-dessert à Zinal, et notre petit groupe reprend la route, avec la certitude de se revoir le week-end suivant pour une certaine course entre Zermatt et Verbier… mais ça, c’est une autre histoire.
Xavier




